| Roues Lightweight Ventoux |
LA référence ! LA roue !
Difficile de parler de la roue la plus célèbre. Employée par plusieurs équipes pro pendant le protour, soit officiellement par l'équipe Unibet.com, soit rebadgée et affublée d'autocollants de diverses marques. Mais avec leur design unique, impossible de passer à côté sans une petite envie d'aller les essayer.
Mais à l'aube de grimper sur mon vélo affublé de ces merveilles, je me pose plein de questions: serai-je à la hauteur, pas trop lourd, apte à sentir une différence avec des roues plus « communes » ?
En statique
Personne ne reste indifférent devant une paire de Lightweight. Ceux qui détestent, leur trouvent une finition perfectible, un rayonnage couleur balza vernis, très loin de la classe du carbone, des flasques de moyeu remplies de mousse expansive particulièrement vilaines. Reste qu'une paire de roues comme ça et n'importe quel vélo semble ne plus rien peser. Ce n'est même pas dû au gain de poids (pour moi, un gros demi kilo), mais bien à une impression visuelle de légèreté.
Détaillons un peu : Une jante où sont collés les rayons (pris dans la masse)
 Un moyeu par lequel sont tendus les rayons, comme un arc, et collés dans une résine
 En tout, moins d'un kilo la paire de roues nues, qu'il faudra alourdir de boyaux légers ainsi que d'une cassette si possible très haut de gamme. Forcément, ce serait dramatique de ne pas se fendre de composants à la hauteur de la légende !
Est-ce que l'addition est exorbitante ? Oui, mais pas plus que ce que la concurrence propose en roues carbones. Il y a quelques années, Lightweight était confidentiel, léger et cher, aujourd'hui, ila marque est beaucoup plus connue et a gardé les mêmes prix. C'est donc dans les autres marques que les poids ont fondu et les prix explosé. Alors si l'on a les moyens, autant acheter de l'éprouvé, c'est pas plus cher.
A plat
Bien sûr un peu d'inertie permettrait de conserver plus facilement la vitesse acquise, mais comme ces roues sont très (ultra ?) légères, ça roule sans peine. Sans pouvoir s'aligner sur des roues à jante haute, la qualité de roulement étant bonne, la pénétration dans l'air pas trop mauvaise, on ne perd pas trop au plat par rapport à des roues moins typées montagne. Les gros trous se ressentent durement, c'est le prix de la rigidité, mais il y a une bonne filtration des petits défauts de la route, et donc au final ce sont des roues plutôt confortables.
En descente
Bon, il fallait bien payer quelque part tous les bienfaits. Et c'est en descente que le bât blesse. Pour commencer, le freinage, malgré les patins Lightweight, s'avère moyen. Lorsque l'on tire le levier, il y a trois phases, d'abord il ne se passe pas grand chose, puis c'est brutal et enfin il y a des à-coups. Probablement que l'on s'y habitue, mais c'est sur ce point que je préfère mes roues à bande de freinage en alu, au prix d'un gros surpoids. Sinon ces roues très rigides offrent un bon feeling de la route et mettent en confiance. C'est délicat de faire la part entre les qualités intrinsèques des roues et des boyaux, mais c'est sûr que l'on peut prendre beaucoup d'angle et donc passer les courbes très vite !
En montée au train
C'est en montant assis sur la selle que j'ai adoré ces roues. Bien sûr il faut encore pédaler, mais tellement plus facilement. Malgré un arrêt presque complet pendant un mois du vélo, c'est comme s'il n'y avait pas eu de coupure.
En montée en danseuse
Lightweight n'impose aucune limite de poids sur ces roues. Celà prouve qu'ils ont confiance dans leurs produits, mais à presque 100 kg, les patins de freins viennent toucher la jante. Il faut un peu ouvrir les étriers pour compenser. Rien de dangereux, ça freine toujours aussi bien (ou mal), on ne parle que de quelques millimètres supplémentaires d'écart. Par contre et sans parler de mollesse, ce petit surplus d'élasticité permet de passer les bosses royalement.
En conclusion
Pour des roues de pur grimpeur, elles ne donnent forcément leur pleine mesure que dans les côtes. Malgré tout, elles ne s'en sortent pas si mal au plat et sont donc l'arme absolue pour toutes les compétitions dotées d'un ou plusieurs cols.
Une paire de roues haut de gamme transforme intégralement le comportement et le look d'un vélo. On le sait tous, mais autant gagner 50 grammes sur un pédalier est inutile et coûteux, autant avoir la roue adaptée au terrain est payant. Et là nous avons probablement la meilleure roue de montagne.
Lightweight annonce qu'il n'y a pas de contre-indication à un emploi au quotidien, pour ma part, je trouve le prix suffisament élevé pour ne pas utiliser ces roues tous les jours... Mais là, à chacun sa vérité.
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| Publié le 23 septembre 2007 par Sylvain |
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